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 ARTICLE VOL 9/2 - 2007  - pp.114-125  - doi:10.1007/s10269-006-0583-z
TITRE
Chimiothérapie des sarcomes des tissus mous métastatiques et localement avancés

TITLE
Chemotherapy for metastatic and locally advanced soft tissue sarcoma

RÉSUMÉ

À côté de la doxorubicine et de l’ifosfamide, aucun autre agent cytotoxique ou cytostatique a démontré une activité supérieure à 15 %, en terme de réponse objective dans les études de phase II ayant comporté plus de 30 patients. Les années 2000 marquent clairement un tournant dans la conception des essais thérapeutiques dans les sarcomes des tissus mous localement avancés et/ou métastatiques. L’hétérogénéité des tumeurs mésenchymateuses, l’absence de corrélation entre les facteurs pronostiques conditionnant la réponse tumorale et la survie des patients, la diversité même des facteurs prédictifs de la réponse antitumorale et le mode d’action des nouveaux agents antimitotiques sonnent le glas des essais thérapeutiques portant sur des effectifs réduits de patients et basés sur les critères de réponse devenus obsolètes dans les sarcomes des tissus mous. Compte tenu de la meilleure caractérisation biomoléculaire des STM, les futures études de phase II testant l’efficacité des agents antimitotiques seront portées sur des STM spécifiques. II s’agit d’un nouveau concept dans les STM: une substance spécifique pour un sous-type de sarcome spécifique. Parallèlement l’efficacité d’une substance ne devra plus se juger que sur le pourcentage de réponse objective mais sur le bénéfice obtenu pour les patients en termes de contrôle tumoral, de survie sans progression à des timings prédéfinis et de survie globale. L’activité remarquable de l’imatinib dans les GIST couplée à une chimiosensiblité selective de certains produits dans les certains sous-types histologiques de sarcome (ifosfamide dans les synovialosarcomes, adriamycine dans les liposarcomes, gemcitabine dans les leiomyosarcomes utérins, ET-743 dans tous les léiomyosarcomes et les liposarcomes myxoides, le taxol dans les angiosarcomes...) ouvre clairement un nouveau concept dans la prise en charge des patients atteints de sarcome des tissus mous. L’ère des thérapeutiques ciblées a été initiée avec l’imatinib dans les GIST exprimant un récepteur tyrosyne kinase muté, elle s’est poursuivie avec la découverte d’autres cibles tumorales comme le récepteur HER1 dans les synovialosarcomes, le récepteur du PDGFb amplifié dans les dermatofibrosarcomes de Darier et Ferrand, autre cible de l’imatinib et le récepteur du VEGF amplifié dans de nombreux sarcomes cibles de nombreux facteurs anti-angiogéniques.



ABSTRACT

Only two drugs, doxorubicin and ifosfamide, have demonstrated consistent response rates greater than 15% in phase-II trials with more than 30 patients. The new century has clearly begun a challenging period that brings into question the concept of the clinical trial for locally advanced and metastatic soft tissue sarcoma (STM). New active drugs are urgently needed for the treatment of sarcoma, and one of the main goals of clinical trials that assess the activity of new agents in well-known, advanced chemoresistant tumours is to identify, in a small cohort, potentially active drugs by comparing them to agents previously determined to be inactive. Due to the heterogeneity of both the tumours and the patients participating in phase-II trials, results are often inconclusive and controversial. Different histological subtypes behave like different diseases, with varying chemosensitivity (liposarcoma vs leiomyosarcoma). Overall survival and the full or partial response to chemotherapy, therefore, cannot be predicted by the same factors, using retrospective analysis; consequently, response rates should not be the only end points in assessing new agents and drug combinations for sarcoma. In terms of objective response (WHO response criteria), which, today, defines the activity of chemotherapy and biotherapy, the results produced by new drugs have been disappointing. None of the following agents have achieved an objective response rate greater than 15% in palliative care situations: taxanes, liposomal doxorubicin, gemcitabine, topotecan, and ET-743. However, under closer analysis, these studies revealed significant activity in a number of histologically distinct sarcoma subtypes: gemcitabine in uterine leiomyosarcomas, ET-743 in leiomyosarcoma and myxoid liposarcoma, and paclitaxel in angiosarcoma. These new drugs have opened up a new era of specific drugs for selected sarcomas and the emergence of a new drug treatment concept for the disease. Imatinib’s dramatic activity in advanced gastrointestinal stromal tumours (GIST) must change our strategic approach to managing patients with advanced sarcoma. The era of targeted therapy has began with the use of imatinib to treat GIST expressing a mutated tyrosine kinase receptor, and the discovery of other tumour targets, such as type-1 EGFR in synovialosarcoma, PDGFRB amplification in dermatofibrosarcoma protuberans and VEGFR amplification in many sarcomas targeted by antiangiogenic factors.



AUTEUR(S)
A. LE CESNE, A. CIOFFI

MOTS-CLÉS
Chimiothérapie, Sarcome métastatique et localement avancé, Thérapeutique ciblée

KEYWORDS
Chemotherapy, Advanced sarcoma, Targeted therapy

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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