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 ARTICLE VOL 9/1 - 2007  - pp.55-62  - doi:10.1007/s10269-006-0579-8
TITRE
L’organisation et la qualité des soins en chimiothérapie anticancéreuse: l’enquête nationale CNAMTS 2003

TITLE
A nationwide survey of cancer chemotherapy: patient management and quality of care

RÉSUMÉ

L’adéquation entre la pratique de chimiothérapie et les référentiels de chimiothérapie existants est peu connue en France. L’objectif de cette étude initiée par le régime général de l’Assurance maladie était de décrire la pratique en chimiothérapie (CT) et la diversité des référentiels, pour quatre localisations tumorales (sein, colorectal, poumon, ORL). La finalité était de faire des propositions pour permettre une amélioration des pratiques en CT contribuant ainsi au plan cancer lancé par le gouvernement.

En avril-mai 2003 nous avons réalisé une étude transversale descriptive impliquant l’ensemble des structures publiques et privées pratiquant la chimiothérapie en France. Un échantillon de 113 263 patients a été obtenu par extrapolation à partir d‗un échantillon constitué de 22 435 patients traités par CT en 2002 (6157 cancers du sein, 7260 cancers colorectaux, 6557 cancers du poumon, 2461 cancers ORL). L’information collectée auprès des patients concernait la démographie (âge, sexe), les données cliniques (examen clinique ou postopératoire, état général avant traitement, effets secondaires), les données concernant le plan de traitement (décision de traitement en RCP — Réunion de Concertation Pluridisciplinaire — avec un rapport écrit, inclusion dans un essai clinique, traitement associé, compétence du praticien, niveau d’activité de l’établissement). En outre, des critères spécifiques pour chaque localisation ont été examinés pour vérifier l’adéquation de la prescription de CT avec les référentiels.

Pour 84,5% des patients l’évaluation de l’état général avant chimiothérapie était réalisée, variant de 87,2% pour le cancer du sein à 74,2% pour le cancer ORL. L’examen clinique était plus souvent mentionné pour le cancer colorectal (97 %), le cancer du sein (91 %) et l’ORL (87,5 %) que pour le cancer du poumon (75 %). Au contraire, le pourcentage de patients ayant un rapport écrit de RCP, variant de 50 % (cancer colorectal) à 58,5 % (cancer ORL) était peu élevé, de même que le pourcentage de patients inclus dans les essais cliniques (de 1,7 % pour le cancer colorectal à 3,4 % pour le cancer du sein). Les effets secondaires sévères responsables de l’arrêt du traitement par CT étaient plus fréquents pour le cancer du poumon et le cancer ORL (respectivement 24,5 et 23,8 %) que pour le cancer du sein et le cancer colorectal (respectivement 8,6 et 12,6 %).

Cette étude constitute le premier inventaire national des pratiques de chimiothérapie. Plusieurs résultats devraient conduire à une meilleure définition et une meilleure application des standards thérapeutiques. L’amélioration de l’approache pluridisciplinaire et de l’accès des patients aux essais cliniques constitue un défi majeur. Cette enquête pose la question de l’articulation entre la proximité des lieux de soins pour les patients et la qualité de leur prise en charge. Cette réflexion est engagée dans le cadre des réseaux. Pour le cancer du sein le respect des recommandations de pratique clinique est élevé or c’est aussi le cancer pour lequel les préconisations sont les plus précises. Ce constat prouve l’importance de la fréquence des mises à jour, de la précision et de la diffusion des référentiels de bonne pratique.



ABSTRACT

The level of compliance with chemotherapy (CT) according to CT clinical guidelines is poorly known in France. The aim of this study, initiated by the French national health insurance scheme, was to describe CT practices and the dissemination of CT clinical guidelines for four kinds of cancers — breast, colorectal, lung and oropharyngeal — and develop proposals leading to improvements in CT practices and contributing to the Cancer Plan initiated by the French government.

From April to May 2003, we conducted a cross-sectional, descriptive study of all public and private facilities offering CT in France. We obtained a weighted sample size of 113,263 patients from a stratified sampling of 22,435 patients receiving CT in 2002 (6,157 breast, 7,260 colorectal, 6,557 lung, and 2,461 oropharyngeal cancers). The information collected from patient records concerned demographic (age and sex) and clinical data (clinical and postoperative staging, general condition before treatment, and side effects) as well as data describing a patient’s overall treatment plan (therapeutic decisions taken by a multidisciplinary committee (MC) and noted in a written report (WR), enrolment in clinical trials, related treatments, clinician qualifications, and hospital CT volume). In addition, specific criteria for each cancer were examined to assess the compliance of CT prescriptions with clinical guidelines.

In 84.5% of cases, an assessment of the patient’s general condition before CT existed, varying from 87.2% for breast to 74.2% for oropharyngeal cancer. Staging was more often indicated for colorectal (97.0%), breast (91.0%) and oropharyngeal cancer (87.5%), compared to lung (75.0%). By contrast, the percentage of patients with committee WRs varied from 50.0% (colorectal) to 58.5% (oropharyngeal), a significantly low figure reflecting the low percentage of patients enrolled in clinical trials (1.7% for colorectal to 3.4% for breast cancer). Severe CT side effects resulting in cessation of treatment were more frequent for lung and oropharyngeal (24.5 and 23.8%, respectively) cancer than breast and colorectal (8.6 and 12.6%, respectively).

This study is the first French national inventory of CT practices. Some of the results should lead to better definition and application of therapeutic standards. Expanding a multidisciplinary approach and increasing patient access to clinical trials are major challenges. The survey addresses the link between the proximity of health care sites and the quality of comprehensive care, carried out within the framework of the French oncology networks. Compliance with clinical practice guidelines is high for breast cancer, for which they are most precise. This observation underlines the importance of frequent guideline updates, as well as the accuracy and efficient dissemination of best practices.



AUTEUR(S)
M. VERNAY, S. RUGGIERI-PIGNON, M.-H. RODDE-DUNET, L. CALS, S. PÉPIN, M. MARTY

MOTS-CLÉS
Cancer, Chimiothérapie, Référentiel

KEYWORDS
Cancer, Chemotherapy, Clinical guidelines

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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